Le soccer international traverse une crise de gouvernance alimentée par une seule chose : l’argent. La volonté de la FIFA d’ouvrir une partie de ses grands tournois à des capitaux privés a déclenché une riposte immédiate, surtout en Europe.
Gianni Infantino a présenté une idée qui a mis le feu aux poudres : céder des participations minoritaires dans la Coupe du monde et d’autres compétitions de la FIFA à des investisseurs privés. Le projet serait lié à Thrive Eternal, un fonds mené par Joshua Kushner, le frère de Jared Kushner, lui-même marié à Donald Trump. Les 211 fédérations membres ont jusqu’au 19 septembre pour se prononcer.
Selon les réactions venues de plusieurs confédérations, le problème n’est pas seulement financier. La rapidité du processus, le manque de transparence et l’impression que tout a été ficelé à huis clos ont nourri la méfiance.
Des fédérations qui montent le ton
La contestation s’est organisée vite, et elle prend des formes différentes selon les régions.
L’UEFA a voté à l’unanimité pour s’opposer à la FIFA et aller jusqu’au boycott des Coupes du monde si le projet n’est pas retiré.
La CONCACAF a rejeté la proposition, en soulignant le flou entourant le dossier et l’échéance jugée trop courte.
L’AFC a appuyé les inquiétudes européennes et nord-américaines, tout en demandant une révision en profondeur de la gouvernance de la FIFA.
Le Mexique a choisi d’attendre avant de trancher, disant vouloir examiner le texte plus longtemps.
Le message de l’UEFA est particulièrement dur : la confédération affirme que la Coupe du monde ne peut pas devenir un actif à monnayer. Cette position pèse lourd, puisque l’Europe regroupe plusieurs des ligues les plus puissantes du monde.
La FIFA refuse de reculer
Malgré la fronde, la FIFA maintient sa ligne. Dans son message public, l’organisation a reproché à certains médias d’avoir diffusé des informations inexactes qui auraient brouillé le processus de consultation. Elle affirme vouloir poursuivre le dossier.
Mais le malaise ne vient pas seulement de l’extérieur. Carlos Cordeiro, conseiller principal de Gianni Infantino, a quitté ses fonctions vendredi en lien avec le projet. Cette démission a été interprétée comme un signe de tension au sein même de l’appareil dirigeant.
Ce que cela peut changer
Au-delà de la querelle immédiate, l’enjeu touche directement l’équilibre du soccer mondial. Si l’Europe, l’Asie et l’Amérique du Nord restent alignées contre le plan, Infantino se retrouvera face à une opposition massive parmi les blocs les plus influents du sport.
Le 19 septembre servira de test pour mesurer l’ampleur réelle de l’appui au projet.
La Coupe du monde féminine U-20 en Pologne deviendra un premier indicateur pour voir si la crise déborde sur les terrains.
Le calendrier politique de la FIFA pourrait aussi être bouleversé, alors qu’Infantino vise un nouveau mandat sans opposition jusqu’en 2031.
La prochaine étape importante se trouve déjà à l’horizon : les candidatures pour la présidence doivent être déposées avant le 18 novembre, en vue d’un vote prévu en mars à Rabat. Après la secousse provoquée par cette affaire, une réélection tranquille paraît beaucoup moins assurée qu’avant.
La bataille des coffres à la FIFA secoue l’Europe
Le soccer international traverse une crise de gouvernance alimentée par une seule chose : l’argent. La volonté de la FIFA d’ouvrir une partie de ses grands tournois à des capitaux privés a déclenché une riposte immédiate, surtout en Europe.
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Un projet qui passe très mal
Gianni Infantino a présenté une idée qui a mis le feu aux poudres : céder des participations minoritaires dans la Coupe du monde et d’autres compétitions de la FIFA à des investisseurs privés. Le projet serait lié à Thrive Eternal, un fonds mené par Joshua Kushner, le frère de Jared Kushner, lui-même marié à Donald Trump. Les 211 fédérations membres ont jusqu’au 19 septembre pour se prononcer.
Selon les réactions venues de plusieurs confédérations, le problème n’est pas seulement financier. La rapidité du processus, le manque de transparence et l’impression que tout a été ficelé à huis clos ont nourri la méfiance.
Des fédérations qui montent le ton
La contestation s’est organisée vite, et elle prend des formes différentes selon les régions.
Le message de l’UEFA est particulièrement dur : la confédération affirme que la Coupe du monde ne peut pas devenir un actif à monnayer. Cette position pèse lourd, puisque l’Europe regroupe plusieurs des ligues les plus puissantes du monde.
La FIFA refuse de reculer
Malgré la fronde, la FIFA maintient sa ligne. Dans son message public, l’organisation a reproché à certains médias d’avoir diffusé des informations inexactes qui auraient brouillé le processus de consultation. Elle affirme vouloir poursuivre le dossier.
Mais le malaise ne vient pas seulement de l’extérieur. Carlos Cordeiro, conseiller principal de Gianni Infantino, a quitté ses fonctions vendredi en lien avec le projet. Cette démission a été interprétée comme un signe de tension au sein même de l’appareil dirigeant.
Ce que cela peut changer
Au-delà de la querelle immédiate, l’enjeu touche directement l’équilibre du soccer mondial. Si l’Europe, l’Asie et l’Amérique du Nord restent alignées contre le plan, Infantino se retrouvera face à une opposition massive parmi les blocs les plus influents du sport.
La prochaine étape importante se trouve déjà à l’horizon : les candidatures pour la présidence doivent être déposées avant le 18 novembre, en vue d’un vote prévu en mars à Rabat. Après la secousse provoquée par cette affaire, une réélection tranquille paraît beaucoup moins assurée qu’avant.
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